
es époques de crises sont celles qui menacent le plus profondément les formes fragiles de la création, tant les paroles de la gouvernance nous invitent à abandonner ce qu’elle considère comme superflu ou inesthétique. On voudrait nous faire croire que le monde n’a besoin pour se relancer que de consommer, que de se consumer…
Nous affirmons du haut de notre espoir toujours vivant que le monde a besoin de se chanter, de se réinventer, en empruntant aux mots leur liberté, leur bizarrerie et leur insolence !
Nous avons par conséquent encore invité cette année des oiseaux-lyres qui fuient les sirènes uniformes et marchandes, à l’image de l’oiseau de Prévert qui tente à travers ses chants de faire s’écrouler tranquillement les murs de la classe des gentils enfants d’Aubervilliers et d’ailleurs, pour apercevoir des horizons qui libèrent.
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