
Le quatrième album (en quatre ans) de BATLIK est paru sans tambours ni trompettes.. C'est la scène qui l'a vu grandir. D'abord les bars parisiens, qu'il a écumés, puis les salles de province. Petit à petit, sa notoriété grandit, et l'on commence à s'intéresser à ce chasseur solitaire. De bars en petites salles, BATLIK se retrouve à l'affiche de festivals incontournables, Les Francofolies, Bourges, Alors Chante de Montauban... Il s'impose doucement mais sûrement dans le paysage musical actuel. Par choix, et non par nécessité, BATLIK a décidé de se produire sur son label A Brûle Pourpoint en allant jusqu'à décliner les propositions des majors . La seule machine qu'il alimente est celle de la créativité, et son dernier album en est une nouvelle fois la preuve.
Un propos percutant, un jeu de guitare percussif, un phrasé syncopé, une voix au timbre sensible et puissant... BATLIK est tout cela à la fois. Et aussi terriblement émouvant, quand au détour d'une phrase, il vous fait monter les larmes aux yeux, par surprise. BATLIK chante en français, mais ne fait toujours pas de la chanson française. Pour la première fois, la batterie est présente dans cet album et permet à BATLIK de faire un nouveau pas de côté dans l'orchestration traditionnelle de la chanson, en y insufflant un courant d'air frais. Les tourneries de guitare sont une fois de plus captivantes, l'accompagnement d'une redoutable efficacité, et les mélodies subtiles. Des abysses de la privatisation à outrance, en passant par la souffrance physique et la mélancolie, BATLIK l'authentique livre des textes précis, sans caricature ni fioriture. BATLIK a des choses à se dire. Il a aussi des choses à nous dire et il les dit bien.
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