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Fils d'immigrés algériens établis dans un quartier populaire de Roubaix, au Nord de la France, HK se définit avant tout comme un «Citoyen du Monde». Un saltimbanque sans frontières, qui souhaite contaminer le monde de ses révoltes, de ses rêves, et de sa folie. Car, comme disait Jacques Brel, « le monde sommeille par manque d'imprudence ». Créateur bouillonnant: tour à tour chanteur, conteur, slameur et rappeur, HK se lance aujourd'hui dans une aventure humaine et musicale, qui invite au rassemblement dans une France cosmopolite, plus ouverte, plus tolérante et plus solidaire. Le voici donc accompagné par une bande de «Saltimbanks» aussi talentueux que déjantés : Très loin de l’individualisme et du profit, très loin du « travailler plus pour gagner plus », la devise du Saltimbank serait plutôt : « faisons de nos vies une oeuvre d'art et de notre art un acte de résistance ».
« Se définissant comme un compteur urbain d’aujourd’hui, inspiré par les musiques qui sentent le béton, HK est à l’image de son quartier métisse où il n’y a pas de barrière entre les différentes cultures des habitants. Le troubadour s’identifie à des causes « que ce soit le quart monde ou le tiers monde je me sens avant tout citoyen du monde car je suis touché par la musique rebelle internationale comme Bob Marley ou Bella Ciao et les révoltes populaires de tous les pays. » Pour cet engagé, rien n’est plus beau que d’être dépossédé d’une chanson : « c’est ce qui s’est passé pour « On lâche rien », largement récupéré lors des manifestations contre la réforme des retraites. C’est une fierté d’accompagner une époque, de participer à un état d’esprit, de faire partie du tableau. ». Cet « utopiste de gauche » ne craint pas la récupération politique mais trouve que la musique actuelle manque de folie. « Aujourd’hui utopiste est presque une insulte ! Comme si il y avait interdiction d’avoir des idées folles, il faut rester lisse, dans les chemins balisés, l’illusion de la sécurité empêche l’évasion. Or créer c’est d’abord rêver ! » HK prouve que c’est toujours possible. Lise Amiot, « Longueur d’ondes » Février/Avril 2011
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