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L'accordéoniste de jazz, de musique classique, champêtre et populaire s'interresse cette fois-ci au slam. « En 1970, je jouais de la Guitare et j'aimais surtout le blues. (...) Avec mes potes, j'écoutais les Shadows, Brassens et je détestais l'accordéon. Je ne pouvais pas le voir pour les mêmes raisons que les autres, le trouvant ringard, flonflon, avec des sons dégueulasses, représentant la musique de variété moche. En outre, et surtout, c'était l'instrument favori de mes parents... » (Histoires de l'Accordéon). D'origine italienne (sa famille est issue du village de Cassino, près de Naples), Marc Perrone a grandi dans la Cité des 4000 à la Courneuve. Il découvre l'accordéon diatonique lors d'une Fête de L'Humanité et c'est le coup de foudre !!! Dès le lendemain, il se met en quête d'un accordéon. Autodidacte pugnace, il engendre une nouvelle génération d'accordéonistes curieux des racines musicales populaires françaises ou italiennes. « L'accordéon diatonique, au bout de vingt ans, je n'en ai toujours pas fait le tour. De toute façon, faire le tour, cela ne veut rien dire. » (Accordéon Magazine n°4, novembre 1995). Lors de ses nombreuses rencontres artistiques, André Minvielle, Bernard Lubat, Michel Portal, Marcel Azzola, etc... Marc Perrone s'oriente vers l'improvisation et le jazz. Il flirte également avec le cinéma en tant qu'acteur mais aussi compositeur : un second rôle avec Richard Berry dans la Trace (réalisé par Bernard Fabre), un rôle dans Un Dimanche à la campagne (1984) pour Bertrand Tavernier avec qui il enchaîne La vie et rien d'autre et L 627. Homme de scène, Marc Perrone aime se mettre en danger : concert classique (dans tous les sens du terme...), champêtre (qui n'a pas vu Marc Perrone dans le pré d'Uzeste...), animateur hors du commun de bal populaire (jamais "populiste" !). Il s'intéresse désormais au slam ; sa collaboration avec Hocine Ben a donné naissance à ce Slam Perrone que vous découvrirez pour la première fois à l'occasion du festival Aubercail.
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