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Photo : Francois Rosentiel |

Patrice est précoce. Il commence la musique à 13 ans en composant des mélodies soul, rap sur son clavier. Il s’inspire d’artistes comme « A tribe called quest », « Public ennemy », « Gang star rap », « Omar », « James Brown », etc.
Son père camerounais le berce avec la musique africaine, le makossa, l'afrobeat.
En 1996, il rencontre Louis César Ewandé et apprend la percussion d'Afrique de l'ouest dun nun, djembé cloche, le style malinké, les polyrythmies complexes et anciennes. Une formation qui lui permettra de s'aiguiser tant au niveau de son flow vocal que de la composition.
En 2001, il enregistre son premier album « Eboumbo Martin », sorti sous le label « Cri des arts ». Un subtile mélange jazz, afro, blues, rap joués avec des instruments traditionnels : balafon, djembé, n’goni, etc. De cette album suivra une tournée de concerts : à l'amphithéâtre de l'opéra de Lyon, dans des forums Fnac, des écoles nationales de musique, le ninkasi kao, etc.
En 2003, il intègre le groupe « Sauce funky gombo » qui deviendra en 2005 « E Brothers ». Après plus d’un an de concerts et d'écriture, il enregistre un nouvel album « Nigga ». Influence soul, funky, rock, hip hop nu soul, afro, assis entre Georges Clinton et Fela Kuti.
Parallèlement, il devient conteur et raconte des histoires sous l'arbre à palabre du monde.
Pour Patrice Kalla, les contes sont une manière de retrouver une partie de son histoire africaine, de redécouvrir la transmission, notamment familiale et une certaine sagesse.
Il vient de finir d'écrire son spectacle « Conte & soul » en collaboration avec Grégory Jouandon pour l'arrangement musical et Paul Pons pour l'écriture. Des contes traditionnels revisités à la sauce urbaine : hip hop, soul, slam.

Dans «Conte & Soul» différentes âmes se croisent : celle du grand-père qui «se regarde dans le silence du monde», de «la petite fille noire comme un oeil fermé qui marche vers sa propre histoire» ou de «la main qui avait cinq amis».
Le spectacle révèle aussi l’âme de toute une équipe dans laquelle chacun fait entendre sa voix. Le
slameur-conteur-chanteur Patrice Kalla actualise les histoires de ses ancêtres, alors que les
musiciens urbanisent l’atmosphère façon soul-jazz.
C’est du conte, parce que la parole est l’acte essentiel; une nouvelle forme cependant, vraiment innovante.
Equilibre très subtil entre parole et musique, entre rythme et silence, culture traditionnelle sous un
décor urbain.
C’est du chant, du conte, du slam, du jazz, du funk, du hip-hop... et en plus, l’âme des ancêtres
et le bruissement si doux du monde d’ici et de là-bas.
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