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L’écriture de ce monsieur a quelque chose qui touche au génie. Son interprétation nous prend par la main pour nous installer chaleureusement dans tous les recoins de l’humanité. Voilà presque vingt années que Rémo Gary imprègne les scènes françaises d'une poésie exigeante et engagée... pour aller à la rencontre des autres. Dès sa plus tendre enfance beaujolaise, Rémo Gary (de son vrai nom Rémi Garraud) eut un rapport familier à la musique et à la chanson. Dans sa famille, tout le monde chante en amateur. Pourtant, interrompant ses études à 18 ans, Rémi s'embarque pour une aventure résolument sociale et devient éducateur de rue. Reconnaisant que « plus jeune, (il) s'occupait toujours un peu des autres », il rapproche volontiers cette expérience à son métier d'aujourd'hui. Parallèlement à ses 15 ans d'activité d'éducateur, Rémo Gary cultive une réelle passion pour la poésie. Initié très tôt à Brel, Brassens et Ferré par son entourage familial, il part à la rencontre d'autres poètes à travers des lectures effrénées, presques insatiables de recueils de poésie. En passeur de mots et d'idées, il monte sur scène et enregistre un premier vinyl en 1983 intitulé « Archives ». C'est vers 1987 que Rémi prend la décision de « basculer » vers la chanson et de changer son nom. S'entourant d'un trio de musiciens, il commence l'aventure et prend ses marques au Printemps de Bourges où il se fait remarquer en 1990. Il sort presque aussitôt son premier CD, « Desideratum ». A compter de l'année 1996 (« L'appel du petit large ») jusqu'au « petit matin » de 2005, il ne se passera pas deux ans sans que Rémo Gary ne sorte un nouvel opus. Sa plume s'affine au service de l'engagement (il n'en déroge jamais !) et au service d'artistes proches et amis. En outre, il ne cesse de rendre hommage à ses pairs et frères de poésie. C'est à Prévert, Couté, Ferré, Dimey ou Richepin que Rémo conforte sa propre création et porte leur interprétation à l'excellence. De ses lectures naît une écriture fructueuse toujours guidée par un désir d'échange. En 2001 d'ailleurs, il crée avec Michèle Bernard « Les jumeaux de la nuit » au Train Théâtre de Valence. Plus récemment, Francesca Solleville intègre à son répertoire la poésie de Rémo. La maturité de l'auteur comme de l'interprète fait sa réputation. « Je joue surtout des histoires d'amour. D'amour fou, d'humour flou. J'atteins la cinquantaine. J'ai l'âge d'attraper un coup de mieux ».
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