
Retrouver le chemin des mots, des musiques, de l’émotion, de la fraternité, du partage… Qui aurait cru que cela soit possible ? C’est l’histoire d’une bande d’amoureux de poésie, de mots, de musique qui se sentaient égarés loin de la beauté, loin de la culture intelligente. Perdus malgré eux dans l’artificiel et le profit médiatique, ils ne se reconnaissaient plus dans les artistes télévisuels, cauetisés, staracthéatralisés ou tout simplement surmédiatisés pour cause de phénomène de mode. Ces p’tits gars d’Auber ou d’ailleurs se sentaient égarés, un peu… Revenir AU BERCAIL était leur projet. Alors, ils sont allés à la recherche des fous des rimes, des luttes utopiques et de la belle chanson avec des vrais mots et des vrais frissons. Mais où étaient les disciples de François Béranger, les amoureux de Ferré, les artistes qui ont fait le choix de laisser le show biz leur regarder le nombril ? … Où se cachaient les nouveaux Bernard Dimey, les Gaston Coutté, les Brassens d’aujourd’hui, les Brel de demain ? … Où était Tachan ? Que faisait Graeme Allwright ? Existait-il des poètes vivants capables de retenir jusqu’aux larmes un public attentif et découvreur… Thomas PITIOT et Yonel COHEN-HADRIA ont posé la première pierre d’AUBERCAIL… Qui les aimait les suivrait… Ils ont lancé des filins, des mails, des appels… Ils ont cimenté les fondations. Et les p’tits gars, les p’tites filles d’Auber et d’ailleurs sont venu(e)s prêter main-forte… Ils étaient vingt et cent… Toutes générations confondues. Ils s’appelaient… (Chercher à les nommer tous serait prendre le risque d’en oublier un ou une…) Ils ont amené leur savoir faire, leur désintéressement, leur amour de faire quelque chose de nouveau avec des choses que beaucoup croyait vieilles ou mortes… Alors, s’est construit AUBERCAIL, un peu dans l’urgence mais avec efficacité. Déjà les vagues réactionnaires roulaient loin des rives, alors il fallait faire vite et bien pour dire que l’espoir et la résistance étaient en vie et que la poésie, le talent étaient des armes efficaces. T’inquiètes ! On allait y arriver. Le bateau Aubercail a accosté vers la porte d’Aubervilliers, une friche avec un beau bastion magique. Un Miroir où chacun pourrait se regarder s’y retrouver et au besoin le traverser pour retrouver Orphée, sa lyre, l’oiseau du même nom et les muses de l’imagination. MAGIC MIRROR !!! Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu autant de générosité, autant de plaisir, autant d’amour même pour que l’AUBERCAIL soit un lieu de rencontres, d’échanges, de fraternité, de création. Tous et toutes bâtissaient Aubercail. Et ils sont arrivés jour après jour les artistes :
Et en maître de cérémonie que le temps n’épingle pas : Patrick Winzelle sobre et jovial. Ce fut un beau festival. Il fallait en être ! Tous ces artistes ont répondu présent et même pour preuve de leur désintéressement ont accepté les conditions demandées. Un premier festival est un bébé qui a besoin d’être persuadé qu’il va vivre plus d’un an… Le public aussi est venu parfois de très loin pour entendre des artistes trop peu sous les projecteurs… Public généreux, attentif… « Que serais-je sans toi qui vins à notre rencontre… ? » « Notre plus belle histoire d ’amour c’est vous… » Et les rencontres eurent lieu jusqu’à tard dans la nuit… À la villa mais d’ici. Ça parlait… Ça mangeait… Ça riait… Alors Merci ! Merci aux cuisiniers, merci aux techniciens, Merci aux tourneurs, Merci aux partenaires qui y ont cru à AUBERCAIL et qui y croient encore. Et qui seront là l’année prochaine… Et s’il manquait un feu d’artifice pour clore ces journées, c’est par un BAL à l’ancienne avec le groupe AMBIANCE d’Aubervilliers que se termina la fête (car ce festival fut une fête, une réjouissance ! que dis-je ce fut UN ORGASME poétique et sublime !) La séparation ne fut pas douloureuse, car nous savions que le bébé allait grandir au bercail, nous savions que le bateau voguerait encore, que la maison allait s’agrandir… Des noms d’artistes sont, d’ores et déjà, évoqués pour 2008, mais la surprise sera plus grande quand tout sera sûr ! les dates le sont sûres, elles : Il est de toute première instance de cocher en rouge sur votre agenda ces dates-là… Pour dire : « non je suis pris cette semaine-là… J’ai besoin de me ressourcer… J’ai besoin de mots. De chansons. D’air pur…Je suis Aubercail. » ALBERT LABBOUZ
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